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 Jazz-rhapsodie pour musique et philo

Penser ce qui devient, déchiffrer les signes, pour résister à la médiocrité nihiliste et produire une jubilation!...

litterature

Les aphorismes d'hiver ne se ramassent pas à la pelle!...

Publié le 2 Mars 2017 par Bernard Petit dans Vivre et philosopher, Littérature

De la Nature

 

 

      Dans le fond, au sens propre comme au sens figuré, c'est la Nuit qui éclaire le Jour.
*
        " D' Alembert : - Car enfin cette sensibilité que vous lui substituez [à Dieu],
   si c'est une qualité générale et essentielle de la matière, il faut que la pierre sente.
      Diderot: - Pourquoi non?
      D' Alembert: - C'est difficile à croire. "

(Diderot, Le Rêve de D'Alembert, 1e partie: « Suite d'un entretien... ») 
     Ce qui est difficile n'est pas impossible; et nous ne connaissons au fond qu'une seule manière de sentir, la manière humaine, à partir de quoi nous imaginons les autres formes de sensibilité animales, végétales et idéales: alors pourquoi pas des formes minérales, en apparence les plus éloignées de nos propres habitudes?...
*

 

Du Langage

 

 

     Rien ne dit que l'absolu existe en dehors du langage: peut-être "Absolu" n'est-il que  le terme-limite et l'interface de toute "relation d' être" pensable à partir du langage.

*

      Avant d'être un système logique, le langage est une puissance vitale et poétique, et partant de là et grâce à cela, le sujet du langage invente de la logique. "Toute langue naît comme musique et finit comme algèbre" (André Marie Ampère).
*
      La parole ne remplace pas l'action muette, elle la complète: elle l'interprète, elle l'inspire et elle l'amplifie.
*
« Ce n'est pas parce que c'est difficile que nous n'osons pas écrire, c'est parce que nous n'osons pas écrire que c'est si difficile » (Sénèque).
*
      C’est la société qui nous contraint au bavardage, parce que c’est la meilleure forme de censure, la sélection immanente par la vitesse, l'immédiateté, le réflexe conditionné, l'utilité du "bout du nez"...
  Ainsi, étonnamment, la parole déchaînée ("décomplexée") peut empêcher la pensée.
 
"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde" (Albert Camus).

 

                                          Bernard Petit  (02/03/2017)

 

 

 

 

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S’altérer et se désaltérer, dans les ondes de l’amor fati.

Publié le 2 Mars 2017 par Bernard Petit dans Littérature, Vivre et philosopher

– Si j’avais ce que je désire sans le posséder, et si je n’avais pas ce que j’ai sans le désirer,
je serais quelqu’un d’autre;  et peut-être que l’univers serait radicalement différent. Cela ne serait peut-être ni pire, ni mieux, mais cela serait différent… Être ou ne pas être ainsi ou autrement, dormir, rêver ou rêvasser peut-être…(Ô Hamlet!...que deviens-tu?...) ...
En tous cas s’oublier tel quel, au présent, au passé et au futur !...
- Mais, à chaque moment, peut-on être autre chose que ce que l’on est, même en rêve ?
- Oui, en rêve, on est même toujours autre chose que ce que l’on est…même si l'on est un autre que personne d'autre ne peut rêver à sa place!...des identités alternatives dans des mondes alternatifs!...

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Quelle est cette chose qu’on appelle amour ?

Publié le 2 Mars 2017 par Bernard Petit dans Littérature

– « …L’idéal, ce serait de tomber amoureux de Pénélope, et de partir avec elle en voyage, en Andalousie, en Grèce, en Italie, à Paris, à New York, au Brésil, en Inde, en Mélanésie... On ferait l’amour deux fois par jour, uniquement dans des palaces et d’autres endroits bizarres qui l’exciteraient follement (il faut des règles pour improviser avec génie), et ergo sum idem… Ce serait terriblement passionné, épouvantablement délirant, délectablement épuisant, atrocement ludique, poétiquement infantile et douloureusement exquis. Elle m’aimerait aussi, et l’on ne parlerait quasiment que de nous, parce que nous serions le centre de l’univers… Ce serait l’intoxication la plus fatale et la plus douce qui puisse être pour une conscience individualiste occidentale nihiliste… Un amor sin futuro, que vale la pena de morir para él… »

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Le corps à l'abri

Publié le 18 Avril 2013 par Bernard Petit dans Littérature

 

 

  

 

 

 

Le corps à l’abri

 

 

 

Ton corps n’est pas sage

Et sous ton corsage

Il n’a pas le temps

D’être impénitent

Il fait l’Amérique

Aux flux électriques

Et sème à tous vents

Le grain des divans

 

Il a des passions

D’illuminations

Il éructe et prie

Dépense à tout prix

Il tonne et détonne

Cri pas monotone

Convulse en courant

Meurt tous les quatre ans

 

Qu’as-tu à redire?

Peux-tu le maudire ?

Le sommier du temps

T’aura tout autant

Alors la romance

Telle qu’il la danse

Ouvrira l’abri

Du fond de la nuit

 

 

 

                                                      (Bernard Petit, 10/12/2012)

 

 

 

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Lors ça aura été

Publié le 3 Novembre 2012 par Bernard Petit dans Littérature

Lors ça aura été

 

 

 

 

 

 

 

Quand ça sera fini

Lors ça aura été

Cela n’est pas un la

Mais un si retiré

L’aura de son visage

N’a jamais disparu

Qu’il neige vente ou brûle

Hiver printemps été

 

 

Ce qui est fût sera

De quelconque manière

Pertes fuyant profits

Le temps est tout cela

Pour l’or ou pour l’argent

Cela importe peu

Il n’est pas de vains cœurs

Plus qu’il n’est de vains culs

 

 

On aima tant danser

Marcher bondir glisser

Faire des pirouettes

On se sentit compris

Tous entre ciel et terre 

Instant dur contretemps

Effusions magmatiques

  Prima la musica

 

A la fin de l’histoire

  ça aura été bien

 

*

 

                                      (Bernard Petit  03/11/2012)

 


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Epistrophe

Publié le 17 Décembre 2011 par Bernard Petit dans Littérature

Epistrophe

 

 

 

 

 

On file épistrophiquement

Et fuyant la plus sereine hésitation

La voie peut nous conduire au bord de l’abîme

Hystérie sans partage

Histoire sans carnage

Ironie sans jambage

Eucharistie systémique et affrontement machinique

Deux mamelles de mystification

On truande à plus soif argotiquement parlant

Et cet emmurage ne tient guère debout

Ni assis ni couché

D’ailleurs…

 

 

 

*

 

 

                                     (Bernard Petit, 23/01/2011)

 

 

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La Trace et la Perte

Publié le 17 Décembre 2011 par Bernard Petit dans Littérature

La Trace et la Perte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Va, Temps ! Triture, trie et trace tes cheminements !...

Il y a un temps pour le reste et un temps pour la perte.

Il y a un vent pour l’alerte et un vent pour la peste.

La rumeur déicide décidera des suites qu’on donne aux idées :

C’est hélas pure perte ou bien pour peu de restes !...

 

Qui pense, en vérité ? Le Temps passe en rapace ;

Il suit ses propres traces, se perd peu dans l’espace,

Va toujours se jouant sans jamais s’amuser.

Qui croit le prendre en propre est sa plus grande dupe ;

Et qui craint de le perdre est son plus vieux hochet.

 

Qu’en faire en vérité ?

 L’ignorer ou le fuir  

Sont nos enfantillages

De toutes saisons :

Epouser ses nuances,

Tel serait l’idéal…

 

 

                                                                            

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La fugue est-elle futile?

Publié le 22 Mars 2011 par bernard petit dans Littérature

 

 

 

 

 

Délire le chant futile et fragmentaire

Aime le plaisir hémiplégique et vert

Tourne les tourments de l’esprit d’hécatombe

Frôle les frêles îles des Pauvres Bienheureux

 

Casse les prisons noires faussement bricolées

Etudie les tueries et les plus durs dictats

Ecoute les cantiques aux labeurs éminents

Frissonne avec le vent dans les forêts d’écume

 

Il faut faire des tours et de graves contours

D’ardentes mises au point en tracasseries grises

De froides mises au pas en piteux fracassages

- En faut-il ? - Il en faut !

 

C’est un besoin utile et un destin futile

 

 

 

 

                                    Bernard Petit (30/10/2010)

 

 

 

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Avoir été

Publié le 21 Mars 2011 par bernard petit dans Littérature

Avoir été

 

 

 

C’était un souvenir de chevelure sombre

Qui embaumait le musc et le fort patchouli.

Lascivement, sur un divan couvert d’un patchwork népalais,

Elle se racontait avec une voix douce,

Alanguie mélodie aux voiles arabesques,

Des fumées de l’encens et du cannabis frais.

 

Etait-ce Séréna, Nathalie ou Lisa,

Qui nommaient de si loin ces volutes violettes ?

A moins que ce ne fut Geneviève ou Sofia

Dont les émanations revenaient vers le soir,

Sans qu’aucune présence ne semble les forcer

A la réminiscence…

 

Ces ombres, errantes et folles, me pardonneront

D’avoir un peu oublié et leur nom et leurs sens…

D’autant plus que ce trouble avive leur mystère,

Le charme avantageux de leur évocation…

 

La vie ouvrait à peine ses bras si souriants,

Et si ironiques, tout en nous propulsant vers

L’inconnu recueillant, inattendu ou non…

Nous commencions d’apprendre

Que naître est si facile et que renaître est tout…

 

 

 

                                                       Bernard Petit  (23/01/2011)

 

 

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L'amour en surplus

Publié le 7 Août 2010 par bernard petit dans Littérature

 

 

 

 

L’amour en surplus

 

(chanson folâtre)

 

 

 

 

On s’était connu comme on avait pu,

Parlant nos langues inconnues,

Contant petites et grandes bévues

Avec les rêves qu’on avait en vue :

De l’amour toujours en surplus.

 

L’enfance, nous n’y étions plus ;

En ados, nous nous étions plûs :

En ce temps-là, on était vus

En tous temps marqués ou perdus,

Car l’amour est toujours en surplus.

 

Mais ça ne nous avait pas déplu ;

On s’était revus, passés en revue,

On s’en est vu comme on a pu :

Les corps nus demeurent inconnus

Et l’amour est toujours en surplus.

 

 

                           

 

                                                 (Bernard Petit, 04/08/2010)

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