Le corps à l’abri
Ton corps n’est pas sage
Et sous ton corsage
Il n’a pas le temps
D’être impénitent
Il fait l’Amérique
Aux flux électriques
Et sème à tous vents
Le grain des divans
Il a des passions
D’illuminations
Il éructe et prie
Dépense à tout prix
Il tonne et détonne
Cri pas monotone
Convulse en courant
Meurt tous les quatre ans
Qu’as-tu à redire?
Peux-tu le maudire ?
Le sommier du temps
T’aura tout autant
Alors la romance
Telle qu’il la danse
Ouvrira l’abri
Du fond de la nuit
(Bernard Petit, 10/12/2012)