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 Jazz-rhapsodie pour musique et philo

Penser ce qui devient, déchiffrer les signes, pour résister à la médiocrité nihiliste et produire une jubilation!...

Etre et Penser

Publié le 9 Mai 2010 par bernard petit dans Vivre et philosopher

 

De quelques principes ontologiques.

     Ontologie : étude de l’être en tant qu’être, en vue de ses propriétés essentielles ; autrement dit, théorie des différents modes d’existence et statuts de réalité. Par exemple,

la nature de la pensée ou de la matière,le statut des idées ou des valeurs culturelles,le mode d’existence des objets techniques ou des œuvres d’art.     

     Origine : matière ou pensée, il n’y a pas de commencement absolu. Toute initiative entraîne des recommencements ; toute création implique des répétitions, comme toute répétition implique du nouveau, même submergé par les routines et les conventions.

   Relativité du temps : il n’y a pas de présent pur, sinon dans le concept abstrait d’instant ponctuel : toute présence est relation avec des présents et des absents, des passés et des futurs, des réels et des fictifs, des possibles et des impossibles. 

   Etre et Penser : ce que peut être le monde sans moi, ou le tout sans la pensée, ce n’est au fond qu’une question accessoire et instrumentale : car mon existence est une donnée de fait primitive, même si je la découvre à travers l’émergence postérieure  d’une conscience tardive. Et la pensée l’est bien davantage, même si la conscience me découvre simultanément : mon existence pensante/pensée et la pensée génératrice d’individuation subjective. Je peux donc tenter d’imaginer Etre sans Penser, mais ce n’est qu’une opération particulière du Devenir, et qui n’est possible qu’en soustrayant la pensée de l’être, en la faisant disparaître, hypothétiquement ou prophétiquement.

    Mais une telle disparition,même si décisive, ne peut signifier une absence absolue : la « mémoire cosmique » ne peut s’effacer, ni du présent, ni du futur ; le monde ne peut pas feindre que la pensée n’ait jamais existé ; et l’on voit mal comment un grand amnésique pourrait faire le moindre projet. Et si l’on objecte qu’il n’y a pas de mémoire sans conscience et que la « mémoire cosmique » n’est qu’une métaphore, on peut répondre que l’évidence est plutôt l’inverse : il n’y a pas de sujet conscient sans mémoire, mais la conscience humaine n’est pas le modèle de toute mémoire (mémoire géologique des fossiles, mémoire biologique des gènes, etc.).

   Ainsi, le minimum ontologique suppose le maximum ontologique : la moindre trace d’être implique l’être en totalité. Car ici s’applique correctement l’argument du tout ou rien (et peut-être est-ce d’ailleurs le seul cas) : s’il y a de l’être, le néant est impossible. C’est le principe de Parménide : « l’être est, le néant n’est pas ». En effet, tout se joue sur « un seul coup de dés », parce qu’on ne peut concevoir d’étant sans antécédents, ni d’être sans durée : il ne peut y avoir d’être sans passé. Chaque étant est un produit, mais le Tout de l’Etre n’est pas un étant. Or, il y a de l’être, c’est un fait donné immanent à la pensée même. Donc il y a un Tout, avec son éternité. Après, tout est affaire de devenirs, de nuances, de processus et d’explosions : « tout s’écoule » (Héraclite). Mais il n’y a pas d’identité ontologique des étants : chacun a ses propres dynamismes et ses propres qualités.

   Par conséquent, même si le Devenir implique une liberté créatrice immanente, et des conditions de hasard et de contingence, le fait complexe d’ Etre-et-Penser est nécessaire : il y a une nécessité de l’Etre, du Penser et de leur relation.

 

 

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D'un pas leste (ballade baroque)

Publié le 16 Avril 2010 par bernard petit dans Littérature

 

 

D’un pas leste

(Ballade baroque)

 

 

 

 

Poétesse âme sœur

Délivre les mots du cœur

Permets leur puissant vol

Souffle leur pur envol

Au travers des nuées

Ta voix atténuée

Chante le clair retour

Des antiques amours

Vers le cuisant passé

Des nuits des trépassés

 

 

Dès lors ma douce amie

Ecoutez sans mépris

Souffrez donc que je baise

Vos deux lèvres de braises

Pour ranimer la flamme

Au drame de mon âme

Et qu’en fin de mon geste

Un amour palimpseste

Nous porte d’un pas leste

Au fin fond de l’extase

 

 

 

 

                                                                                (Bernard Petit ,19/01/2010)

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Le chat sourit

Publié le 16 Avril 2010 par bernard petit dans Littérature

Le chat sourit

 

 

 

 

 

Quand le chat sourit le chat rit le chat varie

Ses plaisirs miaulants étirent ses griffes

Qui font danser son corps électrisé

En se riant de la charia et du charivari

 

Le chat varie ses poses en souriant aux souris

Quand le chat chasse il varie à tout va

La course bondissante et la queue survoltée

Le chat vire l’inertie et s’envole au vent fou

 

                             

     

                                        (Bernard Petit, 15/04/2010)

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La vie dans ta tête (java zoologique)

Publié le 16 Avril 2010 par bernard petit dans Littérature

 

 

La vie dans ta tête

(java zoologique)

 

 

C’est dans ta tête

Cette vie là

Dans ton petit

 Crâne de chat

Entre tes deux

Oreilles fines

Et tes grands yeux

Noirs de puma

Ton nez félin

Ta grande gueule

Tes dents pointues

Langue râpeuse

Et patte agile

 

C’est dans ta tête

Cette vie là

Ta chevelure

Qui se lève

Si haut sur la

Pointe des pieds

Tourbillonnant

Filant au vent

Courant toujours

Jambes fragiles

Autant d’amour

Laisse pantois

 

Cette vie là

 

 

                                                                                      (Bernard Petit, 17/12/2009)

 

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Qu'est-ce que la beauté?

Publié le 12 Avril 2010 par bernard petit dans Vivre et philosopher

  Le beau est-il une propriété réelle de l’objet ou une qualification idéale attribuée par un sujet pensant et sentant ? Y a-t-il une réalité qui correspond à l’usage que nous faisons de la notion de beauté ? Au fond, qu’appelle-t-on beau ? Quels usages faisons-nous de cette notion et de ses associations : le beau, le goût pour la beauté, la beauté naturelle ou artistique ?

 

 

Dans un article paru dans les années 1980, le philosophe américain Nelson Goodman reformule ainsi la question :

« Quand y a-t-il art ? ».

L'intérêt majeur de cette question, c’est son caractère temporel,empirique et nominaliste. D’une part, il situe la question au niveau pragmatique : on se sert de la notion d’art dans certaines circonstances, dans certains états attentionnels et dans certaines intentions. D'autre part, ces utilisations constituent les premières conditions de la signification de ce terme. Cela ne suffit pas pour prouver qu’il n’y a pas de signification générale et permanente pour cette notion, mais cela suffit pour indiquer que si l’on trouve une définition appropriée à chaque usage, et qui puisse varier selon les situations, une définition substantielle n’est pas nécessaire ; et la théorie du beau peut se ramener à une sémiotique pragmatique délivrée des galimatias idéalistes.
Concernant les œuvres d’art, on peut distinguer plusieurs types d’usages pour se dispenser de recourir aux prétentions idéalistes :
-des usages durables et des usages transitoires ou éphémères : usages accidentels à court terme, usages provisoires à moyen terme, usages persistants, habituels ou institutionnels ;
- des usages globaux (généraux) et des usages restreints (partiels) : leur extension est définie, même provisoirement ;
- des usages ouverts et des usages fermés : l’application des premiers peut être étendue ou restreinte de façon homogène, mais non celle des seconds.

D'après ces usages (qui peuvent varier même selon les individus), le beau peut qualifier tantôt:

a) l’objet factuel de mon désir , ce que peut désirer effectivement un sujet désirant ( individualisme subjectif) : j’appelle beau ce que j’aime parce que je l’aime, sans me demander si cette qualité existe en soi dans l’objet,ou si telle personne peut-être d'accord avec mon appréciation ;ainsi dit-on parfois:"je ne sais pas si c'est beau, mais j'aime ça!..."

b) l’objet désirable par excellence, qui mérite d’être désiré par principe et de plein droit, même si ce désir n’est pas prioritaire ou actuel en fait ; c’est la beauté comme idéal esthétique et symbole du bien : on appelle beau ce que l’on reconnaît comme le vrai symbole du vrai bien, que l’on aime parce qu’il est aimable de plein droit,et que l’on possède le goût et le savoir qui permettent de le reconnaître (idéalisme esthétique) ; aussi peut-on dire:" c'est peut-être beau, mais je n'aime pas ça..."

c) ce qui mérite de durer éternellement, selon nous, humains,et avec un minimum de consensus esthétique; ou du moins de durer indéfiniment, autant que l’on veut et que l'on peut le faire perdurer (relativisme humaniste). Ainsi peut-on dire: "ce n'est peut-être pas absolument beau pour tous les êtres, mais tout être humain devrait le trouver beau s'il a le goût éduqué, et capable d'apprécier les vraies beautés...".



On peut alors dire qu'il existe plusieurs types de beautés, que chacun peut apprécier pour des motifs différents (entre eux et en lui-même):
- des beautés d'habitude, associées au sens (a);
- des beautés de convention, associées au sens (b);
- des beautés d'exception, universalisables au sens (c);
- des beautés de démarcation, associées au sens (a): "j'aime ça parce que je crois que ça déplait à certains autres: rivaux, ennemis de classe, esprits conformistes..."

On peut sans doute trouver d'autres types, tout en expérimentant ceux là.
Peut-être que l'usage de ces distinctions éviterait beaucoup de controverses pénibles et de disputes stériles sur ce que chacun peut trouver beau ou pas,attendu qu'on prend rarement la peine de préciser ce qu'on entend dans ces affaires de goûts et de couleurs...

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L’art des titres

Publié le 11 Avril 2010 par bernard petit dans Cinéma

 

    Le titre d’une œuvre est souvent un ornement plus ou moins significatif du contenu, encore plus rarement de la forme. On a souvent le sentiment que leur relation est arbitraire, qu’elle s’est imposée du dehors à l’auteur, par hasard, par obligeance ou complaisance ou contrainte de publication. Pourtant ne faut-il pas un titre ? Même cette formule qu’on trouve parfois en musique, en peinture ou en littérature :« Sans titre », c’est encore un titre, qui signale ici la limite de l’arbitraire, de la fantaisie et de la convention dans la communication des œuvres d’art.

    Mais au fond, cette nécessité d’un titre, aussi arbitraire soit-il, est bonne et consubstantielle au travail de l’œuvre. Non seulement parce que le titre constitue l’entrée et l’interface de l’œuvre avec son public,mais parce qu’il enrichit son sens en continuant l’histoire de sa production par celle de sa communication, et donc de ses interprétations.

    Sans doute le titre traduit-il autant le monde auquel il s’adresse que la pensée propre de l’auteur ; et si comme on dit en italien, « Traduttore, traditore ! »(traduire, c’est trahir), on peut ajouter que traduire, c’est aussi créer du texte et du sens, car aucune traduction n’est donnée, dans aucun texte ni  dans aucune langue particulière, comme une propriété immanente endormie, que le traducteur ne ferait que réveiller ; et en traduisant l’œuvre,le titre prolonge le geste créateur en baptisant la créature.

     Dans la Genèse biblique, c’est l’Eternel qui nomme sa création le 6e jour ; c’est la Mère qui donne un nom à son nouveau-né ; mais au fond cette nomination, cet intitulé, ce baptême ont en commun le geste de la livraison de la créature au monde, une destination au monde qui signale aussi l’abandon de fait d’une partie des «droits » de l’auteur sur sa créature : on ne crée pas un individu pour le maintenir en fusion avec soi. Individuation et création vont de pair, et une création est toujours une double individuation : celle du créant et celle du créé. Ainsi le titre est un rouage de transmission qui facilite la connexion de deux opérations hétérogènes : la fécondation immanente d’un individu par un autre (sorte de scissiparité), et l’accueil de ce nouveau né par la communauté humaine, en même temps que la reconnaissance de son auteur. Aussi le titre marque-t-il la « re-co-naissance » de deux individus et de deux directions du temps : pour l’auteur, le passé ; pour l’œuvre,le futur.

 

 

 

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Quinze aventures de la pensée musicale...

Publié le 3 Avril 2010 par bernard petit dans Musique

 

 

 

 

1)« De la musique avant toute chose / Et pour cela préfère l’impair… »   (Paul Verlaine, Art poétique).  

 

2) "La musique donne une vie à nos coeurs et des ailes à la pensée" (Platon).

 

 

  3) « La vie sans la musique n’est qu’une erreur, une besogne éreintante, un exil… » (Nietzsche, Lettre à Peter Gast du 15/01/1888).

 

 

4) « Après la théologie, il n’est pas d’art qui égale la musique. Les prophètes n’en pratiquaient pas d’autre, ni la géométrie, ni l’arithmétique, ni l’astronomie, comme s’ils croyaient que la musique et la divinité étaient presque alliées…car seule après la théologie, elle produit une âme tranquille et joyeuse ; et c’est évidemment à cause de cela que le Diable, auteur des tristes soucis,des troubles et des inquiétudes, fuit en entendant la musique…» (Martin Luther, Lettre à  Ludwig Senfl du 4/10/1530).

   


5) « Il n’est pas digne de voir la lumière du soleil, celui qui ne fait pas honneur à la Musique, comme petite partie de celle qui si harmonieusement (comme dit Platon) agite tout ce grand Univers… » (Ronsard, Préface au Livre de Mélanges contenant six vingts chansons des plus rares).

 

 

  6) « La musique, c’est du bruit qui pense. » (Victor Hugo, Fragments)

 

 

7) « La musique est peut-être l'exemple unique de ce qu'aurait pu être - s'il n'y avait pas eu l'invention du langage, la formation des mots, l'analyse des idées - la communication des âmes. » ( Marcel Proust,  La Prisonnière)

 

 

8) « Aujourd'hui, on peut faire de la musique avec des ordinateurs, mais l'ordinateur a toujours existé dans la tête des compositeurs Milan Kundera, L'Art du roman)

 

 

  9) « Ce n'est pas tout à fait exact que la musique adoucit les moeurs. Je crois même que l'harmonie, un peu en excès, amène l'homme le mieux constitué à un état d'hébétude et de gâtisme tout à fait folâtre. »  (Alphonse Allais)  

   

 

10) « La musique seule a une place dans le monde actuel, précisément parce qu'elle ne prétend pas dire des choses déterminées. » (Mikhaïl Bakounine)  

 

 

11) « La poésie est mémoire baignée de larmes.

              La musique est mémoire de la mer. » (Miguel Angel Asturias,
              Châtiment des profondeurs)

   

 

12) "Il en est de l'esprit comme de la musique : plus on l'entend, plus on exige de  

        subtiles nuances." ( Lichtenberg, Aphorismes)


 

13) « Où l’on veut avoir des esclaves, il faut aussi le plus de musique possible » (Léon Tolstoï).

 

 

14) « Délicieux plaisir d’une occupation inutile, dit Ravel…Car la musique, comme  elle ne nous rend pas plus sages, ne nous rend pas non plus meilleurs, c’est-à-dire ne possède pas le pouvoir d’améliorer chroniquement notre vie morale, n’implique pas nécessairement l’excellence vertueuse »

     (Vladimir Jankélévitch, La Musique et l’Ineffable)

 

 

  15)  « Et quant à la joie, la musique n’en est pas la cause mais la compagne…

     Si la joie et la philosophie sont filles du même instant, n’est-on pas fondé à dire  

     [comme Platon dans le Phédon] que la philosophie est quelque chose comme la

     musique suprême… ? (Jankélévitch, La Musique et l’Ineffable)

 

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Neuf pensées dansantes

Publié le 26 Mars 2010 par bernard petit dans Musique

 


 

 

 

« Chaque jour, il faut danser, ne serait-ce que par la pensée »

    (Rabbin Nahman de Bratslav, sage hassidique). 

 

 

 « Je considère comme gaspillée toute journée où je n’ai pas dansé » (Frédéric Nietzsche, philosophe).

 

 

« Un danseur danse parce que le sang danse dans ses veines » (Anna Pavlova, danseuse étoile)

 

 

 « Une danse est un poème » (Denis Diderot, philosophe).

 

 

 « La danse, c’est la poésie avec des bras et des jambes, c’est la matière gracieuse et terrible, animée et embellie par le mouvement » (Charles Baudelaire, poète).

 

 

 « La danse est un chant du corps, de joie ou de douleur »

        (Martha Graham, danseuse et chorégraphe).

 

 

 « Je vois la danse comme un moyen de communication entre une âme et une âme, pour exprimer ce qui est trop profond et trop fin pour les mots » (Ruth Saint-Denis, danseuse et chorégraphe)

 

 

 « Je n’ai pas inventé ma danse, elle existait avant moi :

     mais elle dormait et je l’ai réveillée » (Isadora Duncan, danseuse et

     chorégraphe)

 

 

 « La danse est plus grande que le danseur et le sera toujours, malgré ce paradoxe qu’elle ne peut exister et fonctionner qu’à  travers son instrument vivant » (Mary Wigman, danseuse et  chorégraphe)

 

 

 

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Encore un peu plus (devant tant de succès!...)

Publié le 12 Mars 2010 par bernard petit dans Littérature

Il était un poète

(Fantaisie baroque)

 

 

 

Il était un poète

Cerveau hors de la tête

Un crâneur de l’absence

Ivre de jouissance

Indigne du bonheur

Harassé de torpeur

Etourdi dans la glace

Renfort du Temps qui passe

 

 

On ne saurait redire

Ce qu’un poème inspire

On n’a pas la patience

D’animer le silence

Prenons l’Arche du Temps

Chahutée par les vents

Les sinistres Vermeilles

Survolant les mers veillent

 

 

Les hirondelles fuient

Nos terres sans un bruit

Elles strient les ciels blancs

De leurs pointus élans

Imagine un futur

Où des humains plus mûrs

Entendront dans leurs cris

Le chant des eaux taries

 

 

Elle serait bien fine

Cette mouche anodine

Posée sur son étang

Stagnant au coin du temps

Qui vibrant de ses ailes

Tirerait la ficelle

De sa vie décisive

Sa foi germinative

 

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Un peu de poésie, par la sainte culotte de Dieu!...

Publié le 12 Mars 2010 par bernard petit dans Littérature

Tout de même

 

(java horrifique)

 

 

Tout d’ mêm’ Hitler

Aimait les chiens

Staline adorait les enfants

Franco aimait le flamenco

Hirohito les beaux chevaux

Et Pol Pot, il avait des potes

 

Mais oui madame

Y’ avait de l’âme

Au fond d’eux-mêmes

Si peu qu’ ce fût

Z’avaient une âme

Puisqu’ils aimaient

Dit-on quelqu’un

Ou quelque chose…

 

Ah mais tout d’mêm’

Faudrait savoir

Si pour comprendre et excuser

Il suffisait d’aimer

« Mais depuis quand, dit le Satyre,

Les hommes le sauraient-ils tant 

Ce que aimer veut dire ?...

ça se saurait depuis le temps... »

 

Car tout de même on savait bien

Que les gros durs les tatoués

Etaient « A maman pour la vie ! »

Qu’ les tyrans n’étaient pas tout seuls

Que les jaloux et les envieux

Font de vigoureux amoureux

 

Mais que le Cupidon des flèches

Il n’a jamais eu de Nobel

Même pas celui des archers…

 

 

 

 

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